Les quatre niveaux de perception définis par Gérard Caron
En 1992 Gérard Caron, co-fondateur de l’agence Carré noir, publie un livre qui explicite l’impacte du design dans notre vie quotidienne.
De manière simple mais efficace il nous fait la démonstration que le langage de l’image est parfois complexe mais toujours fascinant/impliquant. D’où l’intérêt pour nous graphistes de bien le comprendre et de le conjuguer avec efficacité sur les supports de nos commanditaires.
Voici les deux premiers paragraphes du chapitre « Les quatre langages de l’image »:
Chaque jour, l’homme occidental perçoit 800 mots, 2000 images, 20000 stimuli visuels, 500 marques. En fin de journée, de ces marques, il n’en retient que 10 ! Notre cerveau est un réservoir phénoménal qui entrepose des quantités impressionnantes d’informations mais que retenons-nous vraiment ? Avons-nous une mémoire vive, une mémoire morte, une mémoire cachée comme les ordinateurs ? Le consommateur peut-il chercher et trouver dans le puits sans fond de sa mémoire où se mêlent images et mots, le logotype, le produit, le symbole, le packaging ou le nom de la marque que mes clients m’ont demandé de créer pour eux ?
La pratique de ce métier m’a amené à chercher comment l’être humain perçoit ces signes multiples, comment il les interprète, et comment ils agissent sur lui. Le temps et l’observation répétée, en France, au Japon et aux Etats-Unis, m’ont amené à mettre au point une hiérarchie des outils d’expression visuelle qui sont, dans l’ordre et d’abord, la couleur, suivie de la forme et du mot et enfin du nombre. Ces quatre langages conditionnent notre perception et le sens que nous donnons à la création… »
Gérard Caron, « un carré noir dans le design » Dunod